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uvres avant mai 99 | uvres à partir d'octobre 99 | CV | Email | StelFair Homepage
Le peintre de lallégorie
Par Son épouse Nadja
Des réminiscences subtiles et énigmatiques nous sont contées à la Galerie CHIYEM II. Un travail de longue haleine, vue recherche à travers les tréfonds de la mémoire nous permettent de comprendre que lArt a pour fonction de libérer HATEM EL GHARBI de ses chimères ; celles-ci ont pour valeur daider lartiste à créer un monde idéal, visionnaire, très stylisé, baignant dans une atmosphère poétique.
Car la peinture de cet artiste repose essentiellement sur des allégories= chaque élément évoque minutieusement les aspects d'une idée et va même au-delà.
Ses uvres sont exécutées sur toile avec de la peinture à lhuile et le stuc. Le grattage est la technique quil a adoptée pour créer lillusion, qui na rien à voir avec " le trompe-lil " de la peinture classique qui, elle, perce la toile. Sa peinture est donc frontale.
Il a réuni lensemble de ses toiles sous le titre de " PROLIFERATION ". Tout est là ! Son inspiration la porté à filer la métaphore, celle du bonheur foisonnant des formes et des couleurs.
Je lai maintes fois observé face à sa toile blanche, vierge voire virginale où il commence par tracer un carré ! Et de là, comme par miracle, une infinité de parallèles et de perpendiculaires se tissent peu à peu, inéluctablement, pour engendrer le paradigme de la multiplication.
A chaque " naissance " ces mots de Victor Hugo me reviennent : " La majesté maternelle remplaçait la pureté virginale ". Parce quau cur de la toile, il a modelé, sculpté le corps dune femme au ventre rond ou sur le point de lêtre.
Dans ce " paradis " " secret ", ou peut admirer " La Terre " (qui a participé à EUROPART 98 à Genève) où une constellation illumine lensemble comme pour signifier lascendant de lartiste, sa "bonne étoile " qui la fait naître sur une terre féconde, sur le point denfanter.
On se promène dans " Le Jardin " et ses fleurs, dans les vignes de " la Grappe ", les quatre saisons de " lEpi ", et parmi les abeilles de " La Ruche ".
Ce nest pas un hasard si la femme est hissée sur un " Piédestal ", nous enchantant à travers la mélodie et la danse dans " Jeu de dames ", nous invitant comme, BAUDELAIRE " Là où tout nest quordre et beauté, luxe, calme et volupté ".
Par ailleurs, les formes, les courbes de cette femme sont accentuées à souhait pour rompre avec la rigidité de la ligne droite.
Elle est tantôt " Modèle ", " Coiffeuse ", " Violoniste ", " Narcissique ", tantôt " Reine de Carreau ", pour que " le Cavalier " ne soit pas seul !, encensée par " La Poire ". La femme de Hatem est spontanée, nue, cest à dire sans artifice, heureuse, parée pour un heureux événement, adulée, couronnée et enivrante ! Elle apporte la paix du logis ? à travers " la Colombe ", et marque dune pierre blanche la fin du millénaire avec " la Date ".
Elle trône sur le marbre, la pierre, le bois ou la céramique, matières si savamment reproduites quon est tenté de les caresser pour retrouver aussi une sensation (le froid ou le rugueux) vient après la question de lintégration de la Calligraphie arabe, latine et même hébraïque. Cela ma souvent fait penser à Dalila qui mavait jamais réussi à déchiffrer les signes et le langage mystérieux de Samson durant ses rêves. Sans doute Hatem se souci-t-il, lui, dapporter une lecture plurielle à son uvre. Parce que justement, on ne regarde pas seulement, on lit, on retourne la toile dans tous les sens et on caresse !
Cest tendre, poétique, attachant, là où la femme est une muse, celle qui a insufflé à Hatem laudace nécessaire de créer. Et Hatem est de surcroît superstitieux ; il voudrait la protéger du mauvais il (présence constante du poisson, de la main de Fatma, du fer à cheval).
Il veut quon sattarde devant chaque uvre, quon y réfléchisse et quon simprègne de ce conte quil a bien voulu nous narrer. Lenseignement de VOLTAIRE, il la suivi. Il a cultivé son jardin, où tout a proliféré, où le hasard na pas sa place.
Thésée serait-il sorti du labyrinthe sans le fil dAriane ? Suivez les méandres de cette peinture : ils mènent tous à la FEMME. Je my suis retrouvée, pleinement.
Merci mon peintre.
" PERENNITE " DE HATEM
GHARBI
Hommage aux vestiges
Par Mohamed Bouammoud
Avec sa troisième exposition, Hatem Gharbi sait maintenant ce quil aime le plus : grandeur et immortalité.
Mais qui étaient donc ces hommes architectes, maçons et manuvres qui avaient construit dieu sait quand tous ces forts et forteresses, ces arcades et arcs boutants dont subsistent aujourdhui des ruines jamais tombées tout à fait en ruines ? Archéologues et historiens, le temps dune exploration et dune concertation, paraissent très sûr deux-mêmes et tombent daccord pour nous renvoyer tantôt au 15éme siècle, tantôt au 16éme, voire, par fois, au 14éme. Ces artisans seraient donc des Hafsides (1229-1574) ou des corsaires turcs (1556-1558)
Quimporte. Hatem Gharbi na, au fond, besoin ni dun nom ni dune date. Quand il soublie de Dougga à Sbeitla, de Utina ( El Fhs) à El Jem, en passant, bien évidemment, par la médina de Tunis, à regarder tous ces vestiges dont il ( sait et cela seulement lui suffit ) quils remontent à quelques siècles avant, ce, qui lintrigue, plutôt ce qui lémeut le plus, cest leur taille hautaine mais impressionnante tant elle sest montrée capable de narguer le temps en dépit de ses intempéries et même sils ( les vestiges) ont du perdre, le long des siècles, quelque peu de leur narcissisme et de leur superbe ces cassures et autres fêlures qui constituent, avec les débris la seule marque dun temps fort jaloux et qui neût su passer sans les stigmatiser. Il nempêche. ils sont toujours là. Grandioses et grandiloquents par leurs formes qui rappellent une civilisation, séculaire et légendaire, très attachés à son immortalité au point de les avoir ( les monuments) " amoncelés " pierre par pierre et si fortement comme pour tenter de tenir tête à linfinitude. Hatem Gharbi, de sa plus tendre enfance jusquà la maturité, ne sest jamais complètement relevé de son hébétude, de sa fascination devant le phénomène de la grandeur et de limmortalité. Sont sortis de cette fascination 24 tableaux imposants, comme un hommage aux vestiges. Pour un peu, Hatem Gharbi aurait nécessité lamphithéâtre de Carthage (Plutôt que la galerie Arabesk où il a exposé du 8 au 26 novembre ) afin dabriter certaines de ses toiles majestueuses. Mariant le stuc, la peinture à lhuile et le glacis, lartiste a mis deux ans et demi pour venir à bout de son ouvre, presque autant quun artisan antique aurait mis pour édifier son monument.
Reste à savoir si les monuments, aussi puissants et hautains quils soient, sont vraiment immortels. Leurs cassures ( que lartiste reproduit fidèlement ).
Leurs fêlures et leurs débris ne sont-ils pas la preuve que tout, est voué, à la longue, à lextinction ?
Lui, Hatem,, sen moque, car il sait, lui, que lartiste est immortel. Plus tard, longtemps plus tard, lhumanité verra bien duquel ou de laquelle le temps aura surtout raison : lart ou la pierre
Hatem Gharbi à la galerie Arabesk
DE LA MUSIQUE DANS LES PIERRES
Par Ali Koyita
Nul nignore que lêtre humain
passe ici bas
Comme une météore.
Retournant ainsi à son état originel ainsi à son état originel. Il nest que
poussière. Par contre, ce qui persiste et résiste au temps, ce sont les monuments
quil a érigés de ses propres mains et qui sinscrivent dans la durée. En
tout cas plus que lui-même.
Hatem la compris. Lui qui peint les robustes et pharaoniques monuments de Tunisie. De Dougga à Zaghouan, en passant par Tunis. Ce quil cherche à atteindre la quintessence de la matière. Cette matière muette et silencieuse faite de voûtes, de portiques et de colonnes est dautant plus suggestive que lon est demblée transporté dans lHistoire. Celle qui vibre avec ses quadriges et chars, ses dieux du vent et de la mer. La pierre parle, la pierre se souvient. Aussi, chez Hatem Gharbi, se charge-t-elle dune musicalité des temps dantan : " je vois en ces monuments un côté poétique et musical ".
Et les pierres, dans leur disposition,
évoquent, semble-t-il, un orchestre symphonique, car disposées sur plusieurs niveaux. Le
tableau intitulé " Decrescendo " représentant un aqueduc est un
mouvement musical où la musique aquatique sort de la syllabe finale du mot ( deau
).
En outre, ce qui distingue la création plastique de H. Gharbi, cest quand il
considère les ruines comme des monuments inachevés. Il ne sagit pas
dédifices ayant connu quelque destruction, mais des constructions que les hommes,
dans leur orgueil et leur goût du gigantisme, nont pu achever. Luvre
avorté. Mais, tout de même on se promène entre une mosaïque de civilisations et de
styles. De la romaine à larabomusulmane à la finesse.
En somme, une véritable rétrospective du patrimoine architectural tunisien. Là quand
même, monsieur Gharbi, cest du travail presque achevé. Alors, amateurs dart
et esthéticiens, courez voir.
En couverture
Peinture
Hatem Gharbi, tel quen lui-même
Par Anne-Marie El Khatib
Parmi de nombreux créateurs, comme Ferid
Ben Yahia, Thar Mguedmini, Lamine Sassi, pour citer la même génération, Hatem Gharbi
sest particulièrement distingué cette année parce quil navait pas
encore eu sa " grande exposition ", lexposition qui marque la
vie de lartiste et marque le visiteur aussi dans sa vie.
Cest chose faite en 1996.
Que faisait-il ces années ? Il recréait seul les pierres, la beauté du monument
ancien légué par les ancêtres romains et arabes, monument devenu ruine parfois, mais
parfois si solide quil défie le temps.
Ainsi Hatem Gharbi cherchait la pierre qui résiste, qui tient et il lui consacrait tous
ses travaux de recréation, il rivalisait avec elle ; puis le fruit étant mûr, il
la exposée à la galerie Arabesk à Tunis.
Le fruit de lamour et de la méditation
Il y a eu là une grande exposition, car le peintre recrée sensuellement la matière ou
la texture de pierres, ses diverses couleurs selon les heures, avec des couleurs selon les
heures, avec des moyens à lui, car il est capable de longue patience et de méditation.
Surtout son amour de la pierre, ce nest pas le passé avant tout, mais la durée, la
pérennité comme le disait le titre de lexposition. il aime ce qui traverse le
temps et est encore au service des hommes comme lamphithéâtre, ou le déploiement
superbe dun aqueduc pour le plaisir des yeux.
Cet artiste unit difficultés majeures le passé et le présent, la reproduction avec la
création.
Sans nostalgie, il est capable de recréer aussi bien la continuité par une belle
texture, mais aussi la brisure par un assemblage reste visible à dessein, comme
métaphore de la cassure.
Il sait symboliser et il sait nommer dune façon musicale :
" Symphonie ", " decrescendo " pour la descente
dun aqueduc, " ouverture " pour des arcades en plein ciel. Il
noublie ni la matière, ni la musicalité, ni le travail des hommes qui ont peiné
à cause de ces pierres " leur destin volé ", ni le plaisir de
toucher la toile quil autorise au visiteur.
Du bel ouvrage et lien intelligent entre les âges de la Tunisie. Le peinture tel
quen lui-même, lexposition le change.
Tunis hebdo
18-24- novembre 1996
" Pérennité " de Hatem El Gharbi
Et la pierre a dit
Hatem El Gharbi dresse la pierre dans sa continuité. Dans
le tempset la prolongement de lespace. " Pérennité exposition à la
galerie Arabesk, prouve quil révolue et cest à juste titre quil lui
rend hommage. Découverte
Dougga El Jem, Sbeitla, la Médina : Hatem El Gharbi sinspire de lieux
mythiques et mystiques du berceau ancestral des édifices qui témoignent dun cachet
culturel propre à toute une civilisation. Le temps à fait son chemin à travers les
âges : les aspérités sont là pour en attester. Mais la pierre est toujours là.
Solide, témoin dun vécu séculaire de rénovation picturale : la pierre
renaît de ses cendres , comme nouvelle à la vie. Aussi imposante et robuste
quà ses premiers jours. Et cest justement cette résistance qui impressionne
Mer. Gharbi : " tout ce qui est à base solide résiste le plus longtemps
aux ères du temps. Cest la preuve dun vécu, dune présence dominante.
Mais ce qui mattire encore plus, cest la base du monument, le socle, colossal
et majestueux. Cest là où tout le poids repose ".
Cette nature retrouve quil a tant affectionnée lors de son professorat à Jendouba,
réputé pour ses vestiges antiques la énormément inspiré. Son séjour dans des
sites architecturaux, à loccasion de jobs de vacances lorsquil était
étudiant, lui a permis également de découvrir un pan de lhistoire antique et
architectural. Et cela se constate jusque dans le détail de ses uvres. Tendez
lil plus près et vous verrez le relief qui modèle la pierre. Cest que
M. El Gharbi tient précisément à reproduire aussi bien la forme que la structure et la
matière, dans la plus pure réalité. Pour faire plus uvre réalité. Pour faire
plus vrai, plus authentique. El il ne manquerait plus quà y apposer le cachet.
La plupart des peintures à lhuile sont travaillées au stuc ( matière ressemblant
au plâtre )
Et permettent donc ce relief plus vrai que nature.
Autre effet renversant : le peintre a volontairement adopté leffet de puzzle
ou plutôt de morcellement en " cassant " sa toile en deux, trois ou
six panneaux. Cet effet de cassure reprend le réalisme du monument, leffritement,
mais la pierre résiste et reste intact à lil. Hatem El Gharbi réussit là
un terrain encore jamais exploité : celui de la pierre. Et cette première
exposition individuelle est un coup de chapeau. Mais il nentend pas sarrêter
en si bon chemin et reste toujours en quête dautres inspirations, ne voulant pas
semprisonner dans un style particulier.
M. Khaled Tarzi, directeur de la galerie " Arabesk ", toujours prêt
à promouvoir les nouveaux talents, réussit là son pari !
uvres
de lartiste A la Galerie Arabesk
Exposition de Hatem Gharbi
Hommage à la perpétuité
Par Haifa HASSAIRI
" la pérennité des traditions" écrivait Balzac. Fidèle à cette pensée car charmé par les édifices du passé qui nous défient encore aujourdhui, le peinture se trouve tout naturellement, à travers son travail, dans lHommage. Vingt-quatre toiles exposées sont donc dédiées aux monuments historiques quelles représentent (et qui sapparentent surtout à larchitecture).
Traces de civilisations passées, résistant au temps, elles témoignent dhier tout en saffirmant par leur existence dans le présent. Ces ruines romaines ou encore ces édifices datant de lépoque arabe quon retrouve ici fragmentés, soit par leffet du temps soit pour le besoin purement plastique de la composition, nous rappellent notre mémoire. Sur le carton dinvitation on lit ceci : " ils ( ces monument historiques) sont la survivance même, dans toute sa magnificence, témoins dun passé glorieux. Et cest parce quils constituent une continuité ". les toiles de Hatem Gharbi portent des titres comme : " au pied du minaret " - Arabesque " 1,2 et 3 " Guirlande dacanthe " Sur Scène " - " Piédestal " - " Orchestre " -" Pièces de théâtre " ( pièces qui sont fragments, morceaux) " Amoncellement " le peinture place son objectif, introduit son regard au creux dun angle, dun coin, le temps dune marche descalier, sarrêtant à une fenêtre, à un pilier voire à quelques pierres, ruines autour dune colonne, pour mieux apprécier la texture que met en relief la lumière. " Pierres et lumière " qui est le titre de lun de ses travaux résume toute sa préoccupation artistique. Cest dans une volonté dimiter la réalité telle quelle est que Hatem Gharbi déploie les techniques quil a choisies pour rendre compte de ce quil voit : Laspect granulé des pierres. Il utilise pour cela des toiles à tramage épais comme support. Par ailleurs, certaines couches de couleur sont parsemées de graines de sable. Hatem Gharbi joue en plus de la lumière pour avancer et reculer les plans et par là même traduire de volume. Ce qui donne des couches de peintures en étages, une sorte de bas relief ou les épaisseurs des niveaux se comptent par millimètres. Le résultat Trompe lil donne une certaine illusion de la réalité même si lintensité de la lumière de ces tableaux est une pure interprétation picturale, car si blanche quelle en devient aveuglante. Elle prend ainsi la vedette dan la préoccupation plastique du peinture. Ces toiles lumineuses, présentées séparément ou morcelées pour former une sorte de mosaïque à lempreinte monumentale.
La Presse Mardi 12
Mai 1998
Doù Viens-tu ?
Par Sinda BACCAR
La dernière édition du Salon
international du livre et de la presse, qui sest tenue à Genève du 29 avril au 3
mai derniers, a mis la Tunisie à lhonneur dans le cadre dune exposition
baptisée " Doù viens-tu ? ".
De lAfrique du Sud, en passant par la Belgique ou la Principauté de Monaco, ce
nest pas moins de neuf pays qui ont ainsi proposé à EUROPART 98, lun
de leurs artistes contemporains. La Tunisie était représentée par Hatem Gharbi, jeune
peinture talentueux, enseignant déducation artistique.
Je suis sûre que vous vous posez la question ( si, si je vous connais ! ) :
Pour quoi en parler dans Génération Internet ? tout simplement parce que
Hatem Gharbi est également un tunisien " branché ". Plusieurs de se
uvres sont disponibles sur le réseau Internet, sur un site qui vaut le coup
dil . Malheureusement, il est impossible de les commander en ligne. Quand on
lui parle dargent, lartiste lève le yeux au ciel et sexclame :
" ce qui me fait vibrer, cest le contact avec les gens !
Jexpose mes uvres sur le réseau pour solliciter le contact et le dialogue,.
Cest dailleurs laspect qui ma le plus enchanté à loccasion
dEUROPART 98. A ce titre, je suis fier et heureux davoir été
sélectionné parmi tant dautres ^par le ministère de la culture pour représenter
mon pays. "
Cette ouverture vers lextérieur sest traduite dans la création du
représentant tunisien. En effet, les peintres invités étaient tenus de réaliser une
uvre sur le thème de lexposition " Doù
viens-tu ? ". Hatem Gharbi, qui se considère plus comme un chercheur et un
investigateur de la réalité tunisienne à travers son histoire, sest donc
retrouvé dans son élément, lui qui part toujours dun thème précis pour définir
avec une précision méthodique la technique et le matériel adéquats. Le tableau
quil a composé exprès pour loccasion met en valeur la mère. Mère utérine
ou mère patrie, qui composent luvre et enceinte, elle symbolise le lien entre
la fertilité naturelle de la femme dont la silhouette rappelle étrangement la
carte de la Tunisie et la fertilité de la forme plastique.
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